Tirez au coeur



27/10/07: Vous trouverez la plupart des toiles que je vend dans la nouvelle rubrique, colonne de gauche.



Mercredi 15 mars 2006 3 15 /03 /Mars /2006 13:48
Achtung! Les lignes qui suivent sont à haut contenu nécrogothique (en partenariat avec le Club des Depressifs Associés).

Ca fait trois ou quatres jours que ça palpite, là, tout au fond. Au début ce n'est qu'une petite boule de pus, ça chatouille, ça démange. Et ça grandit. Ca pousse. Ca acquiert des griffes et ça commence à vous bouffer de l'intérieur. Non, pas Alien. Pire. Alien vous tue lorsqu'il décide de sortir. Ce dont je parle, ça reste dedans, ça vous pompe l'énergie, la retourne contre vous. Vous essayez de lutter, mais vous ne faites que vous débattre dans des sables mouvants.
C'est sans fin. Plus vous pensez, plus ça vous détruit. Vous pensez que la rélfexion est une porte de secours lors qu'en fait, c'est le tremplin de la déprime.
Cesser de penser. Arrêter de réfléchir, laisser mourir la Bête de faim.
Facile à dire. C'est pas facile de cerner un problème qui n'a ni origine concrète ni solution miracle.
La seule manière de mettre la Bête de côté, c'est de se pencher, voire de se créer des problèmes concret. ne serait-ce que pour ressenti la satisfaction de les régler de façon nette. Mais c'est éphèmère et ça ne touch pas la Déprime au coeur.

Quand j'étais gosse, et que je me faisais gronder par les géniteurs, je fermais me esprit et me concentrais sur des petites choses qui me faisaient tenir. Ca pouvait être la sortie d'un jeu vidéo, un pote à voir prochainement... des petits choses come ça, placées dans un futur plus ou moins proche, qui me donnait une raison à plus ou moins long terme d'entretenir ce sentiment d'attente et de réconfort prochain, une façon d'encaisser en attendant quelque chose de meilleur.

Quelques années plus tard, ça n'a pas beaucoup changé. La petite chose qui me fait tenir en ce moment, c'est la perpective d'une nouvelle rencontre, un peu de réconfort dans des bras tendres, et la soirée Sanctuary à Paris. Quelques heures d'affection et de mix à vous poncer la voûte plantaire, quelques litres de bière gracieusement extorqués, une nuit narcissienne intense pour oublier que je n'ai plus goût à rien...
Par Narcisse - Publié dans : Vomissures acides
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 14 mars 2006 2 14 /03 /Mars /2006 14:52

Les gens.
Quel sujet est plus approrié pour alimenter quasi quotidiennement  les spasmes cérébro-gastriques de ma haine douceureuse cachée sous mon humour ravageur (ahem) teinté de cynisme de haut vol?
Réponse: vos visages impassible où l'ont sent pointre quelques contractions évoquant un erzatz de sourire constipé. Plus encore, les compliments mièvres sur ma verve et mon franc parlé qui font ma réputation. Et encore au dessus de ça, le fait qu'en ce moment même, vous vous dites "mais il se prend vraiment pas pour de la merde, ce con..."
Et pourtant vous êtes là et vous lisez, bêtements, comme l'enfant freudien réclamant inconsciemment sa fessée.

Bref... les gens. Oh, je sais ce que vous pensez, encore un sujet bateau pour pseudo-misanthropes désireux de vanner à tour de bras, stygmatisant l'ensemble de l'humanié sous de fallacieux prétextes d'intolérance généralisée alors que demain je dirais "Bonjour, un Lucky Strike s'il vous plait, merci, au revoir" à mon buraliste de la manière la plus courtoise qui soit.
C'est vrai, et je ne le cache pas.
Si jaborde le sujet, c'est parce que je me suis rendu compte récemment que j'avais autant besoin des personnes que j'aime que de celles que je déteste.
Vivre sur une île déserte? la belle affaire! Comme vivre sans quelques malheureux sur qui déverser mon trop plein de rancoeur, pratiquant honteusement la mauvaise foi, avec pour seule justification, difficile à avouer du "j'ai DECIDE que je ne l'aimais pas"?
Moi, je ne peux pas.
La haine nourrie à mon égard a autant de valeur, sinon plus, dans le processus d'évolution de ma personnalité. Et c'est le cas de vous tous, bande de mollusques suintant l'incrédulité!

Assumez votre haine mielleuse! Nourrissez là! Jouez-en! Mais faites le intelligement.
L'ironie et le cynisme sont des armes. Mais comme n'importe quelle arme, elle n'est dangereuse qu'entre les mains d'une personne qui sait s'en servir. Les armes ne sont jamais dangereuses. Il n'existe que des gens dangereux.

Ah la la, mais où voulais-je en venir, au fait?
Ah oui.

J'ai fait caca aujourd'hui et j'ai pensé à mon ex tout du long.
Par Narcisse - Publié dans : Vomissures acides
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 13 mars 2006 1 13 /03 /Mars /2006 13:46
Ca a toujours foutu un froid entre mes nanas et moi quand je leur disais avec un air nonchalant que je prennais plus mon pied derrière mes platines qu'au plumard.
Il vrai qu'il peut être vexant d'être comparée à une table de mixage mais, mettons les choses à plat.
Une femme et une table de mixage c'est pareil.
Des boutons et des potentiomètres à manipuler avec précaution, une montée progressive à assurer pour finir en apothéose, du matériel fragile et parfois capricieux...

A la différence qu'une table de mixage ne me quitte pas pour une légère "infidélité", n'a pas d'états d'âme et fait toujorus exactement ce que j'attend d'elle. Elle ne se vexera pas outre mesure si je passe d'un genre à un autre sans préavis.

Les mauvaises langues (si vous n'êtes pas doué de votre appendice buccal, abstenez vous!) diront que c'est une façon pour moi de pallier à un manque sexuel et affectif que d'affirmer tirer un plaisir quasi érotique à faire du bruit derrière mes machines.
C'est vrai.
C'est pourquoi je lance un appel solennel à toutes celles qui ne désirent que sentir mes gros beats faire vibrer leur intimité du dedans: je serais ravi de vous pitcher les zones érogènes et de caler vos gémissements sur les miens.



-------------------------------------------------------

*Photo by SpiderB, Haunted Party, 2004
Par Narcisse - Publié dans : DJing
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 7 mars 2006 2 07 /03 /Mars /2006 13:44
De retour depuis dimanche soir ma vile natale de Calais après 15 jours à Paris, j'ai ce sentiment de régression caractéristique des villes peuplées d''incultes.
Je me suis toujours demandé ce qui me faisait tenir depuis presque 24 ans cette ville où la culture est soit une hérésie, soit un "loisir" pour la classe huppée.

Tout calaisien digne de ce nom vous dira que Calais est divisé en deux: Calais nord et ses bars, la mer proche, les rues animées et ses djeunz à dreadlocks et... le reste.
Calais nord, où comment avoir un semblant de vie sociale dans une ville qui semble prendre plaisir à mettre des bâtons dans les roues des franges "marginales"..
Calais nord et ses bars "tendance" du nom de "Singe en hiver", "la Mauvaise Herbe" ou encore "La Bodega"... Argh je déteste ces bars. Ils s'y enfournent tous comme des animaux inconscients d'être amenés à l'abattoir.
Et ce sont les même qui affirment ne jamais mettre les pieds en boîte, parce que tu comprends, les boîtes de nuit c'est trop pour les racailles et la masse bêlante...

Mais à côté de ça, il y a un endroit à Calais qui compense le reste. L'Infernal, café-concert cherchant à survivre face à la concurrence écrasante de Calais-Nord, organise régulièrement concerts, soirées DJ, représentation de théâtre...
Tout est modeste, fait "à l'arrache", je ne compte plus le nombre de fois où pur une histoire de câble manquant nous dûmes demander à un client habitué d'aller pour amener en voiture chez tel pote parce que lui a un câble en état de marche... les annulations de dernière minutes, le chauffage qui ne fonctionne jamais (soit disant pour ne pas laisser son ami cafetière dans la misère du hors-service), les piliers de bars définitivement soudés au zinc, les coups de queue de billard dans les reins, les chiottes roses repeintes par moi :d)...
Ouais, l'Infernal c'est rock'n'roll...
Son rhum-pruneau maison (avosinant les 85°), le côté vivant et pas aseptisé, le boss qui offre les cacahuètes à tout le monde à l'heure de l'apéro, le fait de s'y sentir comme dans un squat avec des potes et pas dans un bar où on nous agresse pour nous forcer à boire un café dont on a même pas envie... et les fameuse "afters", où après un concert ou une soirée, le groupe, le DJ (ou tout autre participant actif d'un évènement) et quelques privilégiés, le rideau metallique de se ferme dans une mélodie noisy-indus, la musique baisse d'un ton et l'ambiance se fait plus intime.

Accoudé au bar, accompagné de quelques habitués, ecumant la 6ème bière offerte par le patron, nous finisson bien souvent la soirée hargards, les yeux rouges et brillant, contemplant les volutes interdites de nos mégots des paradis artificiels....
Les langues se délient, les sujets sont parfois graves, politique, musicaux mais jamais conflictuels. C'est parfois dans ces moment qu'on se ie d'amitié avec un gars auquel on se contentait de dire bonjour. La fois suivante, on se payera un verre.

Samedi je mixe là bas, une fois par mois en moyenne.
Il n'y aura personne, à part les habitués sus cité et probablement quelques curieux soucieux de s'évader un moment de l'ambiance hypocrite des bars de Calais Nord.
Un instant de liberté dans une ville quasi-carcérale, un Instant où Narcisse existe autrement qu'à travers le cyberium, quelques heures de musique plein pot pour oublier que je suis ici... loin d'elle.
Par Narcisse - Publié dans : Vomissures acides
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 6 mars 2006 1 06 /03 /Mars /2006 13:41


DISCLAIMER


Etonnant, non ?
Narcisse ouvre un blog. Mais dans quel but ?

Se distraire ?
Faire son intéressant ?
Enculer des mouches ? (je ne vous permets pas de critiquer la taille de mon engin !)

Un peu de tout, en fait.
Ce journal n'a pas pour but de faire l'étalage de ma vie privée, alors si vous venz pour alimenter vos fantasme en mon endroit, passez votre chemin... vous ne saurez rien, ou alors pour très cher. Evidemment les quelques pages qui suivront (si je le tiens à jour, ce dont je doute) en reflèteront une partie, si vous savez lire entre les lignes, ce dont je doute également, à la vue de votre ignorance crasse et de votre manque de subtilité qui confine à l'indigence pitécanthropiques.
Les commentaires, s'ils ont lieu d'être, sont les bienvenus, mais j'attend de la pertinence. Je décline toute responsabilité quant à une réaction déplaisante de ma part. Ne vous attendez jamais à ce que je revienne vers vous la queue entre les jambes, à moins qu'il y ai possibilité de la mettre entre les votres.

Bien... c'est joli tout ça, mais il veut quoi Narcisse avec son blog, à part cracher sa haine à la gueule de vous autres, pauvres lecteurs bouffis d'inculture stagnante dans un marécage putride d'idées prédigérées ?
Je dirais... une autre façon d'exister, laisser une empreinte dans le cyberworld...

J'existe !
Pour alimenter les fantasmes de ces demoiselles, pour remplir puis vider les dancefloors, pour tyranniser ceux qui sont assez stupides pour ne pas me tenir tête, oi, je laisserais mon empreinte ur ce monde, même s'il ne s'agit qu'une obscène virgule d'excrément sur les murs des chiottes de St Sabin !
Par Narcisse - Publié dans : Vomissures acides
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

DIKTAPHONE

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus